Pour mes fidèles lectrices , et lecteurs, poseurs de commentaires ou simples regardeurs curieux, je vais arrêter ce blog, non pas que je m'échappe, vous aurez la possibilité de me lire sur un autre blog, la Sardine reste un lieu qui ne va pas disparaitre, il sera toujours possible de feuilleter ce livre là.

J'ai perdu quelques écailles ces derniers temps alors que la lumière semblait m'avoir émue pour longtemps.
J'ai envie de nouveautés,  d'aller vers un ailleurs moins épineux, de ne pas nager entre deux eaux.

Je continuerai à arpenter mille lieux armée de mes APN, les yeux ouverts sur ce vaste monde, sur le minuscule et le beau, quand le dos sera remis de ce  trop plein de lourdeurs.

De beaux endroits s'offrent aux regards émerveillés à qui veut bien les voir.

Lundi je démarre une formation , l'occasion de passer à autre chose, de me sentir entière et utile, après des heures, des jours à me poser LES questions " qu'est-ce que je peux faire après des années à m'occuper de mes 4 filles, quel boulot suis-je capable de faire, alors que j'ai tant de doutes quant à mes possibilités, capacités...?"

j'ai choisi de devenir assistante maternelle, et de continuer d'entendre les pleurs et les rires des enfants autour de moi. Des vies en construction.

Ce printemps qui ne sait pas sur quel pied danser m'a laissée blessée une fois de plus, le soutien de certaines personnes m'aide à ne pas tomber encore, les mots de quelques-uns d'entre vous laissent une émotion visible sur mes joues, je remercie mes lecteurs réguliers ou de passage... Mes amis d'un peu partout, la famille qui laisse et des gestes de réconfort.
Cet aurevoir provoqué par un évènement qui empêche de piétiner dans une vie routinière fera qu'un autre jour plus lumineux me permettra de laisser ces sables mouvants loin derrière moi, mes images reviendront titiller vos pupilles, mes mots enchanter ou émouvoir quelques un(e)s d'entre vous... J'ai été moi aussi émue à la lectures de vos commentaires.

J'aime ces échanges même artificiels et futiles aux yeux de ceux préférant les mots et contacts vrais, ces êtres préférant fuir que dire la réalité.

Seule la Sardine s'échappe des mailles du filet, les eaux tumultueuses ont eu raison d'un retour au calme et à ce qui semblait être la sincérité, j'ai pu voir un instant les choses autrement, des endroits différents, j'y retournerai, c'est certains, pour mes yeux . Pour les vôtres

je serai de retour bientôt...Sous d'autres traits... Sous les miens

 

 

tumultes

" Un animal c'est de la vie enveloppée de fourrure ou d'écailles, habitée par l'inquiétude, capable, oh combien capable de tendresse, de force, de courage, de peur"

Jean Paul Lebourhis ( l'exil intérieur)