Poser une main, attendre bien plus en fait, vouloir mieux, réclamer sa part, vouloir sentir la vie passer sur la peau, respirer une autre odeur que la notre, regarder autrement, être unique, attiré(e), touché(e), mettre de la couleur dans les yeux, sentir le étoiles depuis longtemps cachées dans les yeux enfin se réveiller... Parce que même si l'on doit vivre impérativement pour soi, il est nécessaire de sentir que l'on est là aussi dans le regard et la pensée de l'autre.

La solitude n'a rien de confortable, elle permet au moins de savoir ce que l'on veut, jusqu'où on est prêt à aller avec et sans l'autre, ce que sont nos désirs et priorités, vivre sans partager est difficile mais offre le meilleur des cadeaux :

La liberté d'agir et de vivre pour soi et malgré les contraintes quotidiennes, les fins de mois plus difficiles, la peur au ventre de ne pas pouvoir réussir, les dos qui se sont tournés, ceux de ces êtres se pensant au dessus,

très au-dessus...du vide...

Le feu brûle mes doigts certains jours, mes paupières sont ankilosées sous le poids des larmes, mes épaules s'affaissent parfois tellement que j'ai l'impression de croire qu'elles ne se relèveront jamais, et pourtant elles le font...
Quand j'ai fait la saison des asperges dans les Landes, le patron était époustouflé par ma façon de me tenir entre les sillons, le corps presque droit, alors que nous devions nous pencher pour sortir les légumes fragiles de leur protection terrestre...

Peut-être est-ce une coquetterie, une fierté que de vouloir rester "droite", ne pas montrer au grand jour les faiblesses, se cacher parfois derrière le nez de clown que j'ai dans mon sac ( clin d'oeil au carrossier), sourire alors qu'au fond c'est un tourment...

Il y a pourtant la réalité que quelque soit la personne qui entrera un jour ou l'autre, je ne serai plus jamais la même, malgré le fait que lorsque je donne, c'est moi toute entière, il restera une part de méfiance à laquelle je tiens...

Tout comme je tiens à la réciprocité du respect, celui de la vie, dela personnalité de chacun ( ne chercher à aucun prix à mettre l'autre à son image), de l'intelligence, de ceux qui font ce que nous sommes...

Anges

 

La solitude n'est pas une volonté, elle est une nécessité pour savoir ce que l'on veut mais surtout et pour commencer : ce que l'on ne veut pas... Et de ça vous pouvez en être certains : La sardine le met en place